vendredi 24 juillet 2009

Nostalgie Quand Tu Nous Tiens ...

Le mois de juillet est toujours synonyme de vacances, de farniente au soleil, de jours entiers passés à glander au soleil, avec ses potes ... Une année se termine, mais on sait qu'une autre recommencera dans quelques mois/semaines/jours. Quand on approche (ou qu'on a dépassé) de la date tant attendue, on a toujours tendance à faire un bilan de l'année écoulée. Le positif, comme le négatif est souvent passé au crible. On se souvient.

L'année dernière, à la même époque à peu près, j'étais une jeune lycéenne fraîchement diplômée. Le bac en poche, j'étais libre d'aller dans les écoles que je voulais, celles qui m'avaient accepté. Mon choix était relativement simple, ce serait un IUT, de toute façon. La question restait Bourg ou Nancy? La première restant la solution la plus près de Grenoble, la question fut vite résolue. Pourquoi aller jusqu'à Nancy pour faire exactement le même DUT qu'à Bourg?
En bonne petite élève que j'étais, je m'empressais de valider ce choix avant la date limite indiquée.
Puis vint le temps de l'inscription. Première découverte de campus, celui de la Doua dont dépend celui de Bourg (eh oui, faut pas croire, y'a pas que le textile qu'ils délocalisent ... bref). Passage dans la chaîne: livret scolaire, remplissage de papiers en tout genre, photo pour la carte d'étudiant & entretien avec l'un des profs de Bourg. Pour terminer la journée en beauté, remise des clés de ce qui sera ma future chambre pour 2 ans (si tout se passe bien ...). On file sur Bourg, direction la Résidence Récamier. Arrivée devant la chambre avec la responsable, ouverture de la porte, on rentre pour faire le tour du propriétaire.
Première désillusion.
Et oui, la chambre est tout ce qu'il y a de plus vide. L'enthousiasme qui avait commencé à naître à la perspective de l'année est balayé d'un revers de main. Un lit, un bureau, une table, un meuble à étagères. Chambre meublée, certes, tout n'est pas perdu, mais franchement peu accueillante et terriblement froide et oppressante. 20m², une surface raisonnable & suffisante. La responsable nous laisse les clés & repart. Et là, à la vue de cette chambre, les années que je vais devoir passer à Bourg s'allongent à vue d'oeil. Elles risquent d'être très très longues ... Devant rentrer sur Grenoble, on referme la chambre & repartons d'où on est venu. Le noeud formé dans mon estomac pendant la visite semble s'accroître à vitesse grand V. C'est pas possible, c'est un cauchemar! Réveillez-moi, c'est pas drôle ...
Chambre 124: 1, Elsa: 0
Le reste de l'été se passe sans autre anicroche mais plus la rentrée approche et moins ça va. L'image de cette chambre vide me hante et me terrorise. Mais tant pis, c'est trop tard pour reculer maintenant. Je prépare mon déménagement, emballe des affaires dans des cartons, le ventre noué. Et pourtant, c'est pas la perspective de partir loin du domicile familial & de tout ce que je connais qui me fait peur, c'est cette pièce, blanche, vide, peut être même limite morbide. C'est donc à contre-coeur que j'embarque dans la voiture, direction Bourg-en-Bresse. Les paysages défilent les uns après les autres, je pionce un peu, histoire de tromper l'ennui et 2h plus tard, on se gare devant la résidence. Et c'est la clé dans une main et un carton ou deux dans l'autre que je me prépare pour le 2° round. Me VS Chambre 124, mais qui en sortira vainqueur? Ouverture de la porte et débarquement dans la chambre froide. Bon, elle est peut être moins pire (mieux serait un mot trop fort) que dans mes souvenirs (peut-être est-ce dû à ce petit rayon de soleil, là, dans le coin) mais c'est pas ça non plus quoi ... Allez, on souffle un bon coup & on prend son courage à deux mains. Premier déballage de cartons. C'est à ce moment là que je me bénis d'avoir pris des boîtes, meubles & autres bibelots bien colorés, c'est toujours ça de gagné. Peu à peu, la chambre commence à ressembler à quelque chose d'à peu près vivable, le noeud stomachien se desserre légèrement au fur et à mesure que la couleur vainqt le blanc.
Chambre 124: 1, Elsa: 1. Egalité.

Le soir commence à tomber, les parents repartent pour Grenoble, me laissant pour le troisième et dernier round, le plus sanglant, le plus terrible, LA grande épreuve:
La première nuit dans la chambre.
Une fois le verrou de la porte fermé ainsi que le store, j'me cale sous mes draps & met mon réveil pour le lendemain. J'm'endors sans problème particulier pour me réveiller sans aucune difficulté le matin suivant un peu étonnée au début mais en me rappelant que maintenant, je suis à Bourg.
Chambre 124: 1, Elsa: 2.
Vainqueur: Moi. (Qui l'eût cru?)

Début de l'année de cours: plutôt normal, basique. On connait personne et vice-versa. On découvre en même temps que les autres & les autres sont aussi paumés que nous, ça rassure. On commence à parler à des gens puis réunion de début d'année en amphi. Blabla habituel des débuts d'années quoi. La réunion se termine, on est libérés. Chacun rentre chez soi avant d'entrer dans le vif du sujet dès le lendemain matin, 8h30, par un cours dans ce même amphi. De mon côté, je rentre affronter (de nouveau) ma chambre qui me fait même plus (trop) peur.
Les deux premières semaines se passent, plates, au rythme des cours en amphi & des TD. Puis, on frappe à ma porte. Bizarre, je connais personne. J'vais ouvrir la porte et tombe nez à nez avec deux filles de deuxième année bio qui me déballent un speach sur le fait que les premières années devaient faire à bouffer aux deuxièmes, un soir, qu'ils s'incrustaient quoi. Discussion terminée, j'referme ma porte, un peu interloquée. Qu'est-ce que c'est encore que ce bordel?
Les jours suivants passent. De temps en temps, des gens frappent à ma porte, des gens qui habitent dans la résidence & qui sont à l'IUT eux aussi, en bio, en info ou en GTE. Et c'est plutôt cool d'ailleurs, on se sent tout de suit moins seul, ça fait même plaisir. Les discussions s'entament, les apéros se multiplient, les soirées aussi tout comme les squattages d'appart'. On commence à tous se connaître plus ou moins & là, c'est le début de la fin =P


De gros trips, des squattages énormes, des soirées qui vendent du rêve, des afters monstrueux, des apéros à n'en plus finir ...


Quand j'y repense, le bilan de cette année ne peut pas être négatif, c'est pas possible. En tout cas, elle caracole à la tête du top de mes meilleures années, y'a pas de doute.
Les gens changent, ils évoluent, en bien, ou en mal.
En ce qui me concerne, ce serait plutôt en bien.

* ... Récam's Party a changé nos vies, plus rien ne sera pareil ... *
Ou pas =) (si on veut philosopher un peu =P)

Que de gens géniaux, formidables rencontrés =)
Aucun regret =P


Le Mot De La Fin?
Merci ^^
Vendez-Moi Du Rêve Encore & Encore =)


J'Vous Overkiff ! ='D

Pouic!




Hmm, il serait peut-être temps de refaire la présentation de ce blog-notes (oui, oui, blog notes, vous avez bien lu).
Le concept du blog notes étant trèèès simple: c'est un blog [un endroit qui pourrait être qualifié de "36-15 je-raconte-ma-life-über-passionante"] mais note [comme le post-it, je met un message quand j'y pense]. Ce qui nous donne, au final, un blog rempli de racontage de life mais pas trop [n'ayant pas que ça a faire, tu vois] qui s'apparentera certainement plus à un "entrepôt à souvenirs", quelque chose à relire de temps en temps pour se rappeler des bons (ou moins bons) moments passés ici et ailleurs.

Sur ce, enjoy! (et laisse ta trace si t'y penses)
Tchup!


PS: comme vous avez pu le constater, les titres des articles seront très recherchés.